La Bourse aime les indices et les boursiers aussi. Qu’ils soient très larges – comme le MSCI World Index – ou très étroits – comme le CAC Next 20 – ce sont des outils extrêmement utiles aux applications pratiques nombreuses.

Ainsi, les gestionnaires de fonds comparent leur résultat annuel avec celui de “leur indice de référence”, le fameux “benchmark” dont tout épargnant entend régulièrement parler.

Par ailleurs, les indices servent de base à une multitude de produits dérivés développés par des entreprises de marché tel NYSE Euronext. Enfin la création de très nombreux Trackers met une nouvelle fois en lumière l’importance et la multiplicité des indices qui sont leurs sous-jacents.

Comment est gérer la pondération au sein d’un indice ?

Il existe cinq méthodes de pondération pondération des indices :

1- Par les “prix”, c’est-à-dire par le cours des actions comme pour l’indice Dow Jones 30.
2- Par la capitalisation qui équivaut à la “valeur boursière” d’une société.
3- Par “le flottant”, c’est à dire la fraction du capital détenue par le public.
4- De manière égale : on parle alors d’équi-pondération.
5- En fonction des qualités fondamentales de la valeur. Les indices adoptent une nomenclature afin de classifier par secteur les sociétés.

C’est ainsi que la nomenclature « Industry Classification Benchmark » a été adoptée pour la famille des indices CAC.

Qui sont les producteurs d’indices ?

Les sociétés spécialisées dans la fabrication d’indices sont : Dow Jones, MSCI (Morgan Stanley Capital International,) Standard & Poor’s, mais aussi des entreprises détenues conjointement par un média et une Bourse tel FTSE (Financial Times Stock Exchange) propriété du Financial Times et du London Stock Exchange qui calcule quotidiennement quelques 120 000 indices d’actions, de taux et de hedge funds ! Les autres Bourses telles NYSE Euronext, Deutsche Börse, la bourse de Tokyo ont aussi développé leurs propres familles d’indices.

Le premier indice :

Le Dow Jones Publié pour la première fois en 1896, l’indice Dow Jones comptait alors 12 valeurs. La technique de calcul était primitive : on pondérait le poids de chaque valeur composant l’indice par le prix unitaire de l’action.

Aujourd’hui encore cette méthode est toujours utilisée pour le DJ ainsi que pour le Nikkei 225. Les critères de sélection des sociétés sont : l’importance de la capitalisation, la diversité sectorielle, une croissance durable et la réputation. Conservateurs dans l’âme, les dirigeants de la société Dow Jones n’ont que rarement fait évoluer la composition de l’indice DJ 30 qui représente peu ou prou le quart de la capitalisation du marché américain. Cela a été le cas en novembre 1999 avec l’entrée de Microsoft et d’Intel qui faisaient pourtant déjà partie de l’indice Nasdaq des valeurs technologiques.

Quels sont les critères de choix pour le CAC 40 ?

Les deux principes d’échantillonnage sont l’importance de la capitalisation (appartenir aux 100 premières capitalisations) analysée “au flottant ” ainsi que la liquidité. Par liquidité on entend le volume de transactions et la taille des fourchettes de marché.

Le principal défaut d’une pondération par la capitalisation est l’apparition de fortes surpondérations concentrées sur quelques secteurs : le secteur financier (avec BNP Paribas, Société Générale ou Crédit Agricole) et l’énergie (avec EDF ou Total) dans le CAC 40 aujourd’hui et les secteurs Technologies, Media et Télécommunications (TMT) avant 2000 avec les fameuses trois sorcières : France Télécom, Alcatel et Vivendi Universal. Ce biais est entretenu par les investisseurs de type indiciels.

Les indices mondiaux

Le MSCI World Index est un indice très utilisé par la gestion collective. De nombreux investisseurs qui imaginent que cet indice permet d’accéder aux bourses du monde entier. Et ce n’est pas la définition qu’en donne une importante société de gestion française qui dissipera cette illusion : “Indice composé de près de 1 500 sociétés mondiales dont le poids est fondé sur la capitalisation boursière et qui représentent environ 85 % de la capitalisation de chacun de leurs pays respectifs.” En réalité, ainsi que le montre notre illustration ci-dessous cet indice, créé il y a plus de quarante ans (1969), est représentatif des sociétés cotées du “vieux monde développé” et ne contient aucun des fleurons boursiers des pays émergents. C’est ainsi que MSCI a été conduit, en 1987, pour tenir compte de l’apparition des émergents, à créer le MSCI All Countries.

Trois exemples de biais :

  1. Indice de prix versus indice de performance totale. Tous les indices mondiaux à l’exception du NASDAQ calculent leurs performances :
  • sans le dividende, on parle alors “d’indice de prix”
  • en réinvestissant le dividende pour calculer “l’indice de performance globale”.
    Chaque indice est médiatisé avec l’une ou l’autre performance et il faut alors rechercher dans le site du fabricant d’indices la seconde version. C’est ainsi que traditionnellement le DAX 30 est communiqué en “indice de performance globale” alors que le CAC 40 est annoncé publiquement en “indice de prix” ;
  1. Les biais des indices sectoriels. La concentration des risques sur quelques valeurs est particulièrement importante dans le domaine des indices sectoriels. Nous présentons ici l’indice DJ Stoxx Oïl & Gaz 40 actions dont les cinq premières sociétés pèsent plus de 75 % de l’indice.

  2. Les surpondérations des indices étroits comme des indices larges. Ce biais de la concentration n’est pas seulement l’apanage des indices sectoriels étroits, il peut aussi se retrouver dans des indices généraux larges.

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